TPE,PME, Startups : 5 bonnes raisons de publier votre Bilan Carbone

Qu’est-ce que le bilan carbone d’une entreprise ?

Le Bilan Carbone ou bilan GES est une évaluation de la quantité de gaz à effet de serre émise dans l’atmosphère. Cette analyse est basée sur les activités d’une entreprise, sur un an.

Réaliser un Bilan Carbone est-il obligatoire ?

Aujourd’hui, seules les entreprises de plus de 500 employés ont l’obligation de réaliser et de publier leur Bilan Carbone ou Bilan GES tous les 4 ans. Si vous êtres une petite entreprise ou une startup, rien ne vous empêche de publier votre Bilan Carbone. Voici 5 bonnes raisons de vous lancer dans la réalisation du votre.

Bilan Carbone, 5 bonne raisons de publier votre bilan

Bilan Carbone ou Bilan GES

5 bonnes raisons de publier son Bilan Carbone

  1. Affirmer ses valeurs

    En publiant votre bilan carbone sans en avoir l’obligation et en mettant des actions concrètes en place, vous affirmez publiquement votre engagement pour la transition énergétique.
    Chez Akajoule nous ne sommes pas concernés par l’obligation légale. Cependant, ce bilan permet de sensibiliser nos salariés et nos clients concernés aux enjeux de la transition énergétique et écologique

  2. Renforcer son image de marque

    En rendant public votre bilan carbone et en déployant un vrai plan d’action, vous bénéficiez d’une meilleure image auprès de vos clients et de vos futures recrues.
    Chez Akajoule, en tant que bureau d’études en énergie, il est primordial pour nous de publier ce bilan. C’est dans la continuité des valeurs de notre entreprise.

  3. Faire des économies

    Grâce à ce bilan, vous savez exactement si vos émissions proviennent de votre consommation d’énergie, de vos déplacements ou encore de vos équipements.
    Chez Akajoule, nos principales sources d’émissions et de dépenses sont les déplacements. Ils représentent à eux seuls environ 90 % des émissions totales d’Akajoule.

  4. Mettre en place des mesures concrètes

    En identifiant d’où proviennent vos émissions, vous pouvez ainsi prendre des mesures pour limiter vos dépenses énergétiques et réduire votre dépendance aux énergies fossiles.
    Chez Akajoule, notre principal poste de dépense concerne les déplacements. Nous avons trouvé des solutions pour minimiser notre impact. Et nous avons mis des actions concrètes en place : Télétravail, Prime de déplacement pour les mobilités douces et le train, Investissement dans une flotte de véhicules électriques, etc…

  5. Suivre l’évolution de son empreinte

    L’avantage de faire régulièrement un bilan, c’est de pouvoir évaluer les actions que vous mettez en place d’une fois sur l’autre.
    Chez Akajoule, en comparant notre Bilan Carbone à celui de 2016, nous constatons une augmentation de nos émissions liées aux déplacements. En effet, nous avons étendu notre périmètre commercial à la France entière. Notre impact, par salarié, reste sensiblement le même grâce aux actions mises en place.

Diag Eco Flux : Inscrivez votre entreprise dans la transition écologique

Dia-Eco-Flux-BPI

Akajoule a réalisé son 100ème accompagnement Diag Ecoflux.

Il y a un an, nous vous annoncions avoir accompagné plus de 50 entreprises dans le cadre du programme Diag-Flux. Aujourd’hui c’est plus de 100 entreprises qui ont bénéficié de notre expertise. Découvrez dans cet article, le témoignage d’un bénéficiaire : l’entreprise Coreff.

Qu’est-ce que le programme Diag Eco Flux ?

C’est un accompagnement personnalisé, piloté par un expert sur 12 mois. Il permet aux entreprises de réaliser des économies sur leurs consommations d’énergie, de matière, d’eau et de production de déchets. Diag Eco-flux, un programme d’accompagnement opéré par Bpifrance en partenariat avec l’ADEME.

Comment se déroule l’accompagnement ?

Le suivi se déroule en 4 étapes :
1 – L’état des lieux : il permet d’analyser vos pratiques et de repérer rapidement les sources d’économies.
2 – Le plan d’action : un bilan personnalisé et chiffré est établi par l’expert, vous permettant de choisir les actions à mettre en place.
3 – La mise en place : vous choisissez les actions à mener sur l’année et faites des points de suivi réguliers avec l’expert.
4 – L’évaluation : A la fin de période, vous constatez les résultats et les économies réalisées.

Qui peut prétendre à cet accompagnement ?

  • Être une entreprise dynamique avec le souhait de devenir plus durable.
  • Avoir entre 20 et 250 employés sur le territoire Français
  • Être concerné par l’optimisation des flux eau, énergie, matière première et déchets

Témoignage Client

« Nous avons réalisé en 2021 le Diag Eco-Flux avec le bureau d’études Akajoule.
Ce qui nous a permis de rationaliser nos actions en cours et d’en initier d’autres dans un système de management des ressources : matières et plus particulièrement énergie.
Nous avons identifié jusqu’à 43 k€HT d’économies grâce à des actions d’efficacité énergétique, soit un tiers de notre facture totale annuelle à date.
Le consultant nous a accompagné pendant une année sur la mise en place de ces actions, notamment à travers la recherche des fuites d’air comprimé, la régulation du chauffage, le calorifugeage des réseaux d’eau chaude ou encore l’optimisation de notre contrat d’électricité.
Le Diag Eco-Flux fut très enrichissant et nous a permis de nous investir pleinement dans une démarche de responsabilité environnementale.
Le bénéfice est à la fois économique, dans un contexte qui s’avère à ce jour complexifié par les tensions internationales actuelles et sociétal dans la recherche de partenaires locaux pour la gestion responsable, durable de nos déchets et effluents.
Merci pour votre écoute et votre expertise et à bientôt sans aucun doute. »

Géraldine ADJANOHOUN

Vous souhaitez en savoir plus sur le programme et tester votre éligibilité ? Rendez-vous sur le site officiel.

Batiment tertiaire performant

Comprendre le Décret Tertiaire en site industriel

Dès 2022, tous les propriétaires et locataires de bâtiments abritant des activités tertiaires sur plus de 1 000 m² sont assujettis au Dispositif Eco Energie Tertiaire (plus communément appelé Décret Tertiaire) et doivent déclarer sur la plateforme OPERAT leurs consommations énergétiques.

Les sites industriels abritent bien souvent des surfaces tertiaires, parfois disséminées sur le site, et sont donc également concernés par le Décret. Bureaux, locaux de stockage, restaurant d’entreprise, salles de formation ou encore espaces logistiques : difficile parfois de s’y retrouver dans les surfaces assujetties et celles qui ne le sont pas.

Charlotte Chavanon - Akajoule

Auteur: Charlotte Chavanon, spécialiste Décret Tertiaire chez Akajoule

Quel calendrier pour le Décret Tertiaire?

Calendrier Decret Tertiaire

Quelles surfaces prendre en compte lors de la déclaration ?

Le Décret Tertiaire concerne toutes les surfaces abritant des activités tertiaires : un site industriel est assujetti à partir du moment où la somme de ces surfaces dépasse les 1 000 m² de surface de plancher. Quelles soient d’un seul bloc ou réparties dans différents bâtiments, toutes les surfaces tertiaires doivent être recensées et comptabilisées.

Spécificité des sites industriels : certaines surfaces dont l’activité est considérée comme « intimement liée » à l’activité industrielle peuvent être retirées du périmètre assujetti. C’est le cas par exemple :

  • Des vestiaires pour le personnel hébergés dans les bâtiments industriels,
  • Des bureaux de contremaître ou de contrôle qualité hébergé également au plus proche de la production,
  • Des locaux de stockage de matières premières nécessaires au processus industriel,
  • Des locaux de stockage de produits finis en flux tendu, dont le temp de résidence dans l’entrepôt est inférieur à 5 jours.

Il est nécessaire pour un site industriel de commencer par identifier précisément son périmètre assujetti.

Quelles consommations prendre en compte ?

Une fois le périmètre assujetti au Décret précisément défini se pose la question des consommations liées à ces surfaces tertiaires. Comment extraire de la consommation totale du site la consommation uniquement liée aux surfaces tertiaire ?

La mise en place de sous-comptage représente un bon moyen de faciliter la remontée des consommations « tertiaires » sur la plateforme OPERAT. Sous-compter toutes les catégories de consommations n’est pas nécessaire, cependant, il peut convenir d’identifier les consommations les plus simple à décompter, et de sous-compter soit la partie tertiaire, soit la partie industrielle et d’en déduire la consommation tertiaire. L’usage du sous-comptage peut en outre permettre à un site industriel un approfondissement de la connaissance de ses consommations.

Dans le cas où le sous-comptage n’est pas déjà en place, le Décret Tertiaire autorise une reconstitution de la consommation pour l’année de référence, en se basant sur la situation alors existante pour l’année choisie.

Choix de l'année de référence

A partir de l'analyse de l'historique des consommations, l'année la plus pertinente est retenue. En général, il s'agit de la plus "consommatrice", précédant les actions d'économies d'énergies déjà engagées par le site.

Choix de l'année de référence décret tertiaire

Quels objectifs pour un site industriel?

De manière générale, il est conseillé de se fixer l’objectif le plus facilement atteignable : un site déjà performant préfèrera atteindre la valeur absolue, tandis qu’un site très consommateur atteindra plus facilement la valeur relative.

Un site industriel constitue une seule entité opérationnelle, l’assujettissement est donc considéré au regard du cumul des surfaces abritant des activités tertiaires présentes sur le site. Même si les surfaces tertiaires sont disséminées sur le site et réparties sur plusieurs bâtiments, un seul objectif pour l’ensemble du site est à considérer.

Objectifs décret tertiaire

Quels sont les leviers d’actions d’un site industriel pour se conformer au Décret Tertiaire ?

Les assujettis sont libres de décider des différents moyens à mettre en place afin d’atteindre les objectifs à échéance.

Si la rénovation de l’enveloppe des bâtiments pour assurer leur performance thermique est souvent envisagée dans un premier temps, il s’agit le plus souvent d’actions coûteuses, qui s’appliquent parfois difficilement aux sites industriels où les surfaces tertiaires assujetties sont souvent des parties de bâtiment.

D’autres axes d’amélioration sont à la portée des sites industriels : le remplacement des anciens équipements par des équipements plus performants, ainsi que leur gestion active permettra de réduire les consommations et d’identifier facilement les dérives. La sensibilisation des usagers aux « bonnes pratiques énergétiques » et le management de l’énergie pourra également éviter certains gaspillages. L’étude des opportunités de récupération de chaleur fatale peut également aider à la baisse des consommations, tout comme la mise en place de projets d’énergies renouvelables (centrale d’autoconsommation photovoltaïque par exemple).

Afin d’identifier les gisements d’économies d’énergie, un site industriel peut avoir recours à un audit énergétique pour la construction de son plan d’action.

 

Axes améliorations décret tertiaire
Territoire engagé Transition Ecologique Climat Air Energie

Benoit Bedock devient Conseiller Climat Air Energie Territorial

Benoît Bedock, chef de projet chez Akajoule a été formé en novembre 2021 pour devenir Conseiller Climat Air Energie Territorial. Portée par l’ADEME, la démarche Climat Air Energie (anciennement Cit’ergie) est une dénomination du programme European Energy Awards. Elle propose aux collectivités un programme de management et de labellisation de leur politique climat­-air-énergie.

Cette nouvelle compétence vient compléter et s’articuler avec l’éventail des prestations déjà proposées par Akajoule aux collectivités en termes :

La démarche Climat Air Energie Territoriale

Cet accompagnement de long terme de nos interlocuteurs correspond pleinement à l’ambition et à la volonté portées par Akajoule depuis maintenant plus de dix ans. La démarche Climat Air Energie Territoriale propose en effet de:

  • définir une vision globale, venant analyser la performance de la collectivité via des indicateurs opérationnels, en identifiant le potentiel d’action, les forces et les faiblesses de cette dernière,
  • formaliser et renforcer la stratégie et le programme d’actions de la collectivité sur l’ensemble de ses services et de ses compétences,
  • obtenir la reconnaissance de l’action engagée par la collectivité à travers l’obtention d’un label en fonction de la part de son potentiel d’action mis en œuvre (35%, 50% ou 75%),
  • suivre l’avancement du programme d’actions proposé dans sa mise en œuvre, avec une visite et un suivi annuels pendant 4 ans.
auto-consommation solaire photovoltaïque

Auto-consommation photovoltaïque: Retour d’expérience d’un utilisateur engagé et informé!

Datajoule a ainsi monitoré une maison individuelle équipée de 16 panneaux photovoltaïques en toiture pour une puissance totale de 5,6 kWc.

Les plus gros consommateurs d’électricité sont la pompe à chaleur air-eau de 2,7 kW avec plancher chauffant et 2 ballons d’eau chaude sanitaire pour une puissance max. de 4,5 kW. Enfin, une Zoé électrique est rechargée de temps en temps, principalement la nuit.

Le monitoring, actif depuis septembre 2020, enregistre la production solaire et la courbe de charge des consommations électriques.

Cliquer ici pour explorer le site de données sur la plateforme Datajoule.

 

Auto-consommation d'électricité solaire photovoltaïque

Principe de l'auto-consommation d'électricité

La production solaire apparait en jaune tandis que les consommations en bleu.

Lorsque les courbes se « chevauchent », l’électricité produite par les panneaux est directement utilisée pour les besoins de la maison.

Lorsque les panneaux solaires ne produisent pas, c’est le réseau électrique qui assure la fourniture d’électricité.

Inversement, le surplus d’électricité qui peut être produit ponctuellement est ré-injecté et revendu sur ce même réseau électrique.

Bilan auto-consommation électrique individuelle

Quels bilans?

Le taux d’autoconsommation est en moyenne de 50%. Cela signifie que la moitié du temps seulement, la production est consommée pour la maison, le reste du temps, elle est revendue sur le réseau électrique car il n’y a pas de besoin d’électricité dans la maison.

Le taux d’autoproduction est en moyenne de 20%. Cela signifie que 20% des besoins d’électricité sont couverts par la production solaire en toiture.

D'un point de vue économique?

L’installation complète a coûté 16 000 € TTC en septembre 2020.

Elle a rapporté environ 1 250€ sur 15 mois, soit 1 000 €/an (achat évité d’électricité et revente sur le réseau), ce qui donne une durée d’amortissement de 15 ans environ (pour une durée de vie de l’installation de 30 ans), qui sera réduite à chaque fois que le coût de l’électricité augmentera.

Bilan economique panneaux solaires

Quelles sont les optimisations possibles ?

Lorsque la production solaire est suffisante (surtout l’été), les ballons d’eau chaude sont démarrés en journée pour bénéficier de cette électricité renouvelable.

D’autre part, la voiture électrique est rechargée également de préférence lorsque le soleil brille ! Par contre, le plancher chauffant ayant une importante inertie, il est préférable de ne pas réduire sa consigne la nuit.

L’analyse des données sur Datajoule a permis de définir les périodes pendant lesquelles le démarrage des ballons d’eau chaude peut être automatisé.

C’est l’indicateur « seuil de rentabilité d’allumage des ballons ECS » qui a été développé dans ce sens, et donne complète satisfaction à l’utilisateur.

puissance produite panneaux solaires

Ainsi, l'automatisation de l'allumage des ballons a déjà été mise en œuvre : une horloge, intégrée dans le tableau électrique, enclenche leur mise en route sur la plage d'ensoleillement maximal (13h-16h30) en période estivale, permettant de réduire la durée de réchauffage "classique" en heures creuses la nuit (avec de l'électricité acheté sur le réseau).

Dans cet exemple, la mise en route volontaire d’équipements consommateurs (ballons, voiture électrique, électro-ménagers…) permet d’atteindre des taux d’autoconsommation et d’autoproduction tout à fait corrects pour une installation individuelle.

A l’avenir, l’installation de batteries pour stocker le surplus produit en journée et l’utiliser la nuit est envisagé mais les coûts d’installation sont encore trop élevés.

Pour en savoir plus sur nos prestations de bureaux d'étude en énergie solaire photovoltaïque.

Vous pouvez nous contacter sur info@akajoule.com ou au 02 40 53 06 61.

Performance énergétique usine

Les bonnes pratiques de mise en oeuvre d’un projet de performance énergétique dans l’industrie

La décarbonation est aujourd’hui un enjeu majeur dans l’industrie. Il est nécessaire de définir une stratégie claire pour décarboner, que cela concerne les émissions liées à votre core business, à la fabrication de vos produits, et bien sûr aux consommations directes d’énergies fossiles dans vos usines.

La Stratégie Nationale Bas Carbone place alors l’efficacité énergétique comme l’un des premiers leviers activables pour réduire son empreinte carbone industrielle. Moins consommer d’énergies pour le même rendement industriel, c’est déjà moins émettre de CO2.

Dans cet article, découvrez les bonnes pratiques de mise en oeuvre de votre projet de performance énergétique dans votre usine.

Quels sont les 3 leviers principaux pour réduire ses impacts environnementaux directs dans l'industrie?

Décarbonation de l'industrie

  1. La performance énergétique : elle correspond à la réduction des consommations énergétiques.
  2. L’intégration d’énergies renouvelables : en remplaçant par exemple des énergies fossiles par de la biomasse, ou encore en produisant de l’électricité avec des panneaux photovoltaïques.
  3. La mise en place de contrats durables : par exemple en achetant de l’énergie renouvelable avec des contrats d’achat d'électricité (“PPA”, Power Purchase Agreement), qui sont des engagements pour acheter une énergie renouvelable spécifique sur des longues durées.

Priorités d'un projet de performance énergétique

Définir votre référent énergie

En premier lieu, la motivation ne suffit pas totalement, il faut procéder avec méthode pour enrichir sa démarche RSE.

Il est conseillé de nommer un référent énergie dans votre société. Cette personne sera chargée de ce projet à long terme dans une démarche d’amélioration continue. Il donnera sa direction au projet, ses objectifs, ses moyens et sa feuille de route.

Il convient également de mettre en place une formation solide et continue de ce référent énergie.

En termes de profil, ce sont souvent des collaborateurs qui connaissent bien les procédés et machines (e.g. services exploitation, moyens généraux, services), et s'intéressent fortement à l’énergie. Toutefois, on assiste à un élargissement du rôle de référent énergie, qui doit intégrer une vision de type schéma directeur industriel et data management dans son périmètre.

Définir votre plan d'actions à partir d'un audit énergétique

Le plan d’actions de performance énergétique est généralement issu d’un audit énergétique (obligatoire pour les sociétés au-delà de 250 salariés, ou un chiffre d’affaires > 50 M€ et un bilan > 43 M€, sauf si certification ISO 50 001 en cours). L’audit permet de hiérarchiser les actions, de les prioriser dans le temps, et de définir un temps de retour sur investissement.

Il existe 2 types d’actions de performance énergétique :

  • La chasse au gaspillage : cela repose sur la mise en place de bonnes pratiques sans ou avec peu d’investissement en équipements. Ce type d’actions nécessite du monitoring énergétique et un management quotidien, par exemple grâce à un logiciel de gestion énergétique comme celui d’Energiency.
  • L’anticipation des investissements : des opportunités d’optimisation énergétique peuvent apparaître lors du remplacement de machines (dépenses CAPEX) ou lors de la mise en place de nouvelles subventions, comme avec le Plan de Relance actuel. Il faut préparer ces investissements à l’avance, c’est aussi le rôle de l’audit énergétique. Celui-ci peut préconiser un plan de comptage avec des moyens de suivi de base pour le Référent Énergie.

Définir votre plan de comptage énergétique et sa granularité

La première étape de pilotage énergétique est de suivre régulièrement les consommations issues des compteurs généraux et d’avoir accès à la courbe de charge sur l’électricité pour connaître sa consommation talon.

Ensuite, quand on commence à avoir des factures énergétiques plus importantes, on met en place un plan de sous-comptage énergétique.

Le sous-comptage permet :

  • De suivre les Usages Énergétiques Significatifs (UES), au sens de la norme ISO 50001. Le but est de suivre les plus gros postes de consommation, qui représentent 80% de la consommation de l’usine ou de l’atelier, car ils représentent le plus gros gain énergétique possible ou des usages critiques et dérives importantes (ex: vanne qui reste ouverte).
  • D’intégrer les données de production et de créer des ratios (ex: kWh consommés par tonnes de produits fabriqués sur un atelier). Le but est d’aller chercher, dans les Système de Management Énergétique et l’entrepôt de données des entreprises, des données de production qui influencent potentiellement l’énergie, et de croiser les consommations énergétiques avec ces données de production.
  • De poser les bases de l’architecture technique du plan de comptage : compteurs communiquant en temps réel, pas de relevés à la main, technologie sans fil, couplage avec l’entrepôt de données de l’entreprise, maximisation de la durée de vie des capteurs…

Optimiser son data management pour concrétiser des gains

Quand on est une PME industrielle et qu’on ne dispose que d’un seul compteur avec la courbe de charge sur l'électricité, on peut déjà faire des merveilles. Il y a peu de machines et il est rapide de visualiser et de comprendre les consommations d’énergie. Sur des sites plus grands, un plan de sous-comptage est nécessaire.

Grâce à l’IA, on peut aussi être proactif et anticiper des consommations énergétiques, et ne plus être uniquement dans l’explication de données passées. L’IA est une technologie aujourd’hui mature pour identifier des gisements d’économie d’énergie. Elle permet de créer des jumeaux numériques et d’identifier en temps réel l’écart entre les consommations réelles et les modèles numériques des meilleures pratiques de consommation, sur des séries spécifiques.

La donnée est aussi un levier indispensable pour initier une démarche avec les équipes de production. Les Référents énergie ont parfois des difficultés à sensibiliser les équipes opérationnelles, qui ont leurs propres objectifs de performance industrielle et de rentabilité. Or, la donnée offre une base de discussion objective, un langage commun et permet l’identification de bénéfices accessibles sur les utilités (air comprimé, éclairage, etc).

Comment financer son projet de performance énergétique?

Il existe de nombreuses solutions, quelle que soit la maturité énergétique de votre secteur industriel et de vos usines :

  • Programme ProRefei : financé par l’ATEE, ce programme permet de former les Référents Énergie sur quelques jours.
  • Diag-eco-flux : BPI finance 80% de l’intervention de bureaux d’étude dans les PME, après la mise en place d’un audit énergétique, ainsi que l’accompagnement à la réalisation de plan d’actions de performance énergétique.
  • Guichet ASP : via le Plan de Relance, il finance la mise en place de compteurs et logiciels de performance énergétique avec des taux évolutifs selon la taille de l’entreprise.
  • La fiche CEE-Ind-UT-134 (via les Certificats d’Economies d’Energies) : cette fiche spécifique permet de financer la mise en place d’indicateurs de performance énergétiques : les IPÉ. Par le biais de cette liste d’indicateurs (ex: ratio de consommation d’énergie / données de production sur une chaudière), on mesure les puissances derrière ces indicateurs. Ces puissances donnent le droit à des CEE qui permettent de financer un logiciel de suivi énergétique et de compléter des plans de comptage.

fiche CEE IND UT 134

Etes-vous prêt à passer à la vitesse supérieure pour améliorer l’efficacité énergétique dans vos usines ?

Nous sommes à votre écoute pour étudier votre projet avant de mettre en place des actions concrètes, basées sur l’IA et l’IH, pour identifier de nouveaux gisements d’économies d’énergie.

Les propos présentés dans cet article sont extraits de l’intervention de Guillaume, Accarion, CEO de la société Akajoule, lors du webinar “Réussir un projet de performance industrielle grâce à vos données” (mai 2021).

Qu’est ce qu’un bilan carbone?

A la suite de l'Accord de Paris signé pendant la COP 21, de nombreux acteurs économiques s'engagent pour un avenir bas carbone et se dotent d'objectifs de réduction de leur émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

Le bilan carbone (ou bilan GES) permet de quantifier et de hiérarchiser les émissions de CO2  suivant de l'entité auditée par une méthodologie précise.

Quel périmètre?

Une des premières étapes du bilan carbone est de définir son périmètre:

  • SCOPE 1 et 2: émissions directes (combustibles, carburants...) et indirectes (électricité) liées à l'énergie.

Ce périmètre est le minimum à auditer pour les bilans GES dits réglementaires (entreprises de plus de 500 salariés, collectivités de plus de 50 000 habitants).

  • SCOPE 3: Autres émissions indirectes, comme l'achat de biens et de services, le fret amont et aval, les déplacements domicile - travail... (voir schéma ci-contre).

Ce périmètre est optionnel mais indispensable pour avoir une vision globale de l'impact de l'entité auditée. Il n'est pas rare que le SCOPE 3 représente 80% des émissions totales.

Périmètre du bilan carbone

L'offre Akajoule :

Une méthode robuste pour identifier ses enjeux

Nous utilisons la méthode publiée par le Ministère chargé de l'Environnement, conforme aux principes de la norme ISO14064-1 et de l'article R.229-49 du code de l'Environnement. Nos auditeurs sont formés aux outils de l'Association Bilan Carbone

A propos de l'Association Bilan Carbone

Une expertise énergétique globale pour des plans d’actions réalistes

Nos compétences en performance énergétique recoupent l'ensemble des émissions de CO2 liées à l'utilisation de l'énergie (transport, industrie, bâtiment), afin de proposer des plans d'actions adaptés au terrain

Performance énergétique

Des solutions digitales pour la collecte des données

La plateforme Datajoule automatise la collecte des données gaz et électricité. Elle permet également la valorisation de la stratégie bas carbone, pour une communication interne et externe (opendata) performante

Plateforme de données énergétiques

Pour en savoir plus

Vous pouvez nous appeler au 02 40 53 06 61 ou à l’adresse info@akajoule.com pour être contacté et/ou assister à un webinaire dédié.

Quelques références

Références bilan carbone Akajoule
études politique énergétique

Qu’est-ce qu’un schéma directeur des énergies renouvelables?

Il s’agit d’un outil d’aide à la décision pour définir une stratégie intercommunale. Il à vise à structurer le développement des énergies renouvelables sur le territoire. Plus opérationnel que les PCAET, il permet de passer d’une logique de concurrence à une logique de complémentarité pour les projets.

Au service de la politique énergétique des territoires

Il offre:

  • Le panorama énergétique du territoire et celui des énergies renouvelables,
  • Le potentiel de développement suivant les types d'énergies (éolien, solaire, biomasse, …),
  • La définition d’une vision partagée, mobilisatrice et opérationnelle.

Document non réglementaire, il autorise la mise en œuvre de méthodologies spécifiques notamment pour la mobilisation des acteurs grâce à une démarche de concertation.

Schéma directeur ENR

L'offre Akajoule:

Techniques d’animation

Basée sur la co-construction. Nous utilisons notamment l’atelier Destination TEPOS

A propos de Destination Tepos

Multi-énergies

Notre équipe dispose de retours d'expériences opérationnels élargies à toutes les énergies

Les énergies renouvelables

Maîtrise des données

Compétences clefs: cartographie SIG, plateforme de données Datajoule

Plateforme de données énergétiques

Pour en savoir plus

Merci de vous faire connaître à l’adresse info@akajoule.com pour être contacté et/ou assister à un webinaire dédié.

Quelques références

fournisseurs d'énergie

Deux raisons pour renégocier ses contrats d’énergie

Achat gaz

Le prix du gaz au plus bas depuis 10 ans

Déjà très bas au début de l’année 2020, la crise sanitaire liée au coronavirus a provoqué un ralentissement très fort des consommations énergétiques.

Résultat: les prix du gaz oscillent autour de leur plus bas niveau depuis 10 ans, soit autour de 12-13 €/MWh (prix de la molécule)!

Quant à l’électricité, les prix sont revenus à leur niveau de 2017. L’envolée des 2 dernières années à plus de 50 €/MWh (prix de l’électron) est maintenant terminée.

 

Fin des tarifs réglementés de l’électricité pour les entreprises et collectivités au 31 décembre 2020

Avec la promulgation de la loi Energie-climat le 10 novembre 2019, le calendrier de suppression des tarifs réglementés (TRV) de gaz naturel et d’électricité est connu.
A noter spécifiquement au 31/12/2020:
  • la fin complète des TRV gaz pour entreprises et collectivités,
  • la fin des TRV électricité pour les entreprises +9 salariés et collectivités avec chiffre d’affaire, recettes ou bilan > 2 M€.

C’est donc le moment de renouveler vos contrats de fourniture en énergie et de basculer vos derniers tarifs « bleus » ou C5 (< 36 kVA) en offre de marché.

Voir le site dédié de la CRE.

Plus d’informations par la CRE

Akajoule vous accompagne pour vos nouveaux contrats!

Contact:02 40 53 06 61 info@akajoule.com

Conseil en achat d’énergie

 

 

 

Bienvenue à nos nouveaux stagiaires !

Nos 3 stagiaires nous ont maintenant tous rejoints. Certains directement en télétravail avec des missions adaptées. Bienvenue à vous, et en espérant vous voir en chair et en os au plus vite!

De gauche à droite sur l'image:

  • François Muls

Ingénieur civil diplômé en 2005 de l'Ecole Centrale de Lille, François s'est forgé une solide expérience dans la maîtrise d'œuvre technique et la direction de
chantiers de bâtiments. Il rejoint Akajoule en 2020, dans le cadre du Mastère spécialisé Eco-innovation et Nouvelles technologies de l'énergie de l'ICAM de Nantes. François va intervenir sur les projets de maîtrise d'œuvre énergies renouvelables et bâtiment.

  • Charlotte Chavanon

Future diplômée de l'IMT Atlantique, Charlotte renforce l'équipe opérationnelle sur les réseaux de chaleur renouvelable et la gestion des données territoriales.

  • Antoine Chillet

Elève ingénieur de deuxième année à l'Ecole Centrale de Nantes, Antoine intégre l'équipe R&D pour contribuer au projet de recherche ESTUAIRE. Ce projet consiste à imaginer un smart grid multi-énergies et multi-usages sur le territoire industrialo-portuaire de Saint Nazaire.